Si pour un montage brut les 1/144e HG sont des modèles très faciles à assembler, lorsqu'on souhaite obtenir un résultat poussé, ces modèles demandent énormément de travail. Contrairement aux Master Grade dont les pièces sont découpées de manière à correspondre aux lignes naturel du modèle, les HG ont souvent les marques d'assemblage très visibles. Le but va donc être de les faire disparaître pour donner l'illusion qu'une partie composée de plusieur pièces n'est qu'une seule et même pièce. Pour obtenir un tel résultat, plusieurs étapes sont à suivre
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6. Les zones à coller |
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7. La marque de jonction. |
3. Le collage : Inutile d'espérer reboucher les pièces si elles ne sont pas collées, puisque sans colle elles risqueront de bouger et donc de fissurer le putty (voir plus bas). Rien de bien compliqué, prenez simplement garde de ne pas coller les parties mobiles et les articulations ! Vous pouvez voir en rouge sur la photo 6 les zones de la jambe que j'ai collées : les rebords ainsi que les barres de maintient qui servent à cliquer la pièce. J'ai biensûr éviter les deux polycaps d'articulation (en noir) qui doivent rester mobiles. Généralement je ne colle qu'une seule pièce sur les deux pour éviter que des bourelets de colle ne se forment à la surface de la pièce. Soyez d'ailleur légé sur la dose de colle, en général exercez une pression sur le tube de colle pour faire sortir une goute de l'aiguille, puis sans appuyer, suivez les zones à coller avec l'aiguille, la colle se déposera toute seule. Une fois les pièces collées, vous pouvez constater que la jonction des pièces reste visible (photo 7). Certains utilisent justement les bourelets de colle secs pour les combler, personnellement je ne suis pas très à l'aise avec cette technique, je préfère utiliser tout le temps du putty.
4. Rebouchage des jonctions au putty : Pour faire disparaître les marques de jonction, je les rebouche avec du putty, une pate spécialement destinée à cela. La meilleure pour ce travail est de loin la Tamiya Putty. Je dépose un peu de putty sur une feuille, puis à l'aide d'un cure-dent par exemple (photo 8), j'étale le putty tout le long de la jonction (photo 9) puis je laisse sécher quelques heures. En général je passe le putty sur toutes les pièces qui en ont besoin et je ne reprends le boulot que le lendemain, pour être tranquille. Ensuite, il faut polir la pièce pour qu'il n'y ai plus de putty que dans l'interstice et que l'ensemble soit parfaitement lisse. Je commence par du papier abrasif #400 (ou plus épais si nécessaire) pour enlever le plus gros (photo 10), puis j'affine avec du #600 et je finis avec du #1000 pour lisser (photo 11). Une fois toutes les parties à reboucher ainsi préparées (photo 1), on est prêt pour la peinture.
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11. Aprés polissage au #1000
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II. La peinture à l'aérographe
1. La sous-couche : La sous-couche est primordiale lorsque l'on peint à l'aéro. Une couche de peinture passée à l'aéro étant très fine, il faut une sous-couche lisse, donc soit le l'appret en bombe Tamiya, soit une couche de blanc passée directement à l'aéro. Pour la passer, vous pouvez maintenir les pièces sur des baguettes chinoises par exemple en enfichant le bout fin de la baguette dans un trou de la pièce (photo 12) ou en la fixant du côté plat de la baguette avec de la patafixe. Pour certaines pièces, une pince à dessin peut être utile (photo 13). Les pièces sont ainsi facilement manipulables et il suffit de mettre la baguette dans un pot pour laisser sécher (photo 14). En outre je protège les points d'articulation et d'emboitement avec de la patafixe et du papier adhésif pour éviter que de la peinture ne viennent les obstruer (photo 12).
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12. Empalement sur une baguette chinoise et protection des zones d'articulation. |
13. Utilisation d'une pince |
14. Séchage des pièces |
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15 à 20 : les différentes étapes de la peinture et des caches. 21 : aprés retouches au pinceau. |
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20. |
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2. La peinture et les caches : Une fois la sous couche sèche, on peut passer à mise en couleur à l'aéro, j'utilise la peinture Tamiya. Sur les modèles 1/144e, il est quasi inévitable qu'une partie soit composée de plusieurs couleurs. Il va donc falloir faire des caches pour chaque couleur. Pour cela j'ai utilisé un papier adhésif spécial, le Masking Tape de Tamiya, que je découpe pour parfaitement suivre la forme des zones à couvrir. Pensez à retirer un peu de la colle du côté adhésif en le frottant sur votre jean par exemple, afin d'éviter qu'en retirant l'adhésif, la peinture ne s'écaille. Prenons l'exemple du bouclier. Il est composé de trois couleurs : gris clair, violet et anthracite. Je commence toujours du plus clair au plus foncé, puisque le foncé peut couvrir le clair, ce qui évite de faire des caches supplémentaires. Donc je passe une couche de gris clair sur toute la pièce (photo 15), puis je masque les parties devant rester de cette couleur (photo 16). Je passe ensuite le violet (photo 17) et à nouveau je cache les parties devant rester violettes (photo 18) avant de passer l'anthracite (photo 19). Je retire les caches (photo 20) et je corrige les éventuelles erreurs au pinceau (photo 21). Et voilà !
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22. Le serpent du bouclier |
23. Le visage |
Je peins ainsi toutes les pièces et je fais les éventuels détails au pinceau, comme le serpent du bouclier (photo 22). Bandai ne proposait en effet qu'un hideux autocollant. Pour le doré, les peintures Citadel ont de très bonnes nuances. Certaines petites pièces comme le visage peuvent être peintes encore attachées à un morceau de grappe pour pouvoir les manipuler, comme le visage par exemple. J'ai alors passé la couleur de base (gris clair) à l'aéro puis j'ai fait les détails au pinceau (photo 23).
Une fois la peinture terminée, je monte les pièces pour obtenir les principales parties du Sandrock quasiment terminé : bras et épaules, jambes, torse, backpack, ceinture, tête et équipements. Mais c'est sans compter l'ajout d'effets, hé hé !
III. Les effets
1. L'effet d'usure sur les épaules : J'ai voulu donner un effet d'usure sur les reliefs des plumes qui composent les épaules du Sandrock. Plusieurs techniques existent pour cela : faire une ligne claire à l'aéro, mais le résultat est trop "propre" ou encore le Dry Brush (déposer juste un peu de peinture à l'aide d'un pinceau dont l'excés de peinture a été essuyé) mais le résultat n'est pas assez "fin" à mon gout. J'ai donc utilisé une technique originale qui consiste à frotter les arêtes avec un coton tige imbibé de diluant pour énamel. Ce diluant agresse très peu la peinture acrylique, ce qui évite les dégats et permet de n'attaquer vraiment que les zones les plus en relief. Pour obtenir l'usure, il suffit de frotter fortement pour faire apparaître la sous couche blanche, et le tour est joué ! Résultat : photo 24. Biensûr ce type d'effet peut être employé pour créer des usures sur n'importe quelle arête du mécha.
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25 à 27 : les lignes noires à l'énamel. |
2. Les lignes noires à l'énamel : A ce stade là, la mise en couleur est finie, les détails sont faits. On peut donc passer à la création des lignes noires. Personnellement je préfère utiliser la technique de l'énamel qui donne des traits légers, plus réaliste que les traits d'un noir profond obtenu au rotring. Pour la technique à l'énamel, je dilue un peu de peinture énamel Humbrol noire avec du diluant pour énamel et je mélange pour que ce soit bien homogène. Puis avec un pinceau fin je dépose une goutte de ce mélange sur les lignes noires à dessiner. Par effet de capilarité la peinture va filer toute seule dans les rairures (photo 25). Ensuite je nettoie le surplus avec un coton tige imbibé de diluant énamel pour retirer toutes les traces de noir qui subsistent hors des rainures (photo 26). Vous pouvez voir le résultat sur la photo 27 : les lignes sont impeccables.
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28. L'effet fumée sur différentes parties... |
29. ... et sur le bouclier. |
3. L'effet de crasse / fumée : Pour obtenir un bel effet de crasse, j'ai utilisé la peinture Smoke de Tamiya (X19) qui est une peinture gris/marron transparente, ce qui permet d'obtenir un bel effet de dégradé. J'ai vaporisé cette peinture sur les principales parties du Sandrock partiellement monté, comme vous pouvez le voir sur la photo 28. J'ai travaillé les reliefs, accentué les zones qui normalement sont plus sales (sorties d'aération, boosters ...). Laissez aller votre âme d'artiste ! Vous pouvez voir un autre exemple avec le bouclier (photo 29). Je fais de même sur l'ensemble du modèle pour obtenir le résultat final (photo 30) ^_^ Il est pas bo mon Sandrock ?
4. Les dégradés métalliques des faux : Pour les faux, je n'ai pas voulu avoir un rendu "homogène", mais plutôt avoir des nuances de clair et de foncé dans le métal. J'ai donc d'abord entièrement peint les faux en Gun Metal de Tamiya (X10), un gris métallisé très foncé. Puis j'ai rajouté des nuances d'argent avec du Chrome Silver (X11). Mais le dégradé n'était pas assez fin, l'argent ressortait trop. J'ai donc adouci le dégradé en fonçant légèrement l'ensemble avec du Smoke (X19). Le rendu final est vraiment convainquant (photo 30) !
Et voilà, le Sandrock custom est enfin terminé ! Pour obtenir ce superbe résultat il m'aura fallu une bonne trentaine d'heures, mais ça en vallait vraiment la peine ! J'en suis rudement content de mon Sandrock Custom ! Allez, courage, y'a encore tous ses petits camarades d'Endless Waltz qui attendent leur tour !
Pour le moment je vous laisse admirer ces quelques photos en espérant que ce focus vous sera utile et qu'il vous aura donné envie de vous lancer dans une telle aventure ^_^
Pour plus d'infos sur le modèle lui même, retrouvez le test complet du Sandrock custom 1/144e HGFA.