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Salut à tous. A la simple évocation du mot aérographe, je vois déjà une lumière s'allumer dans vos yeux. Objet indispensable à la réalisation d'une belle maquette ou d'une résine, l'aérographe suscite également beaucoup de questions comme nous avons tous pu le constater sur le forum d'Hobby Forever.
Que vous soyez modéliste débutant ou confirmé, que vous soyez à l'heure du choix de votre matériel ou que vous soyez déjà équipé, ce focus vous permettra d'en savoir plus sur cet outil qui nous fait tant parler et qui est indispensable à la réalisation de la maquette ultime.
1. UN PEU D'HISTOIRE
Pour commencer, je vous invite à remonter de quelques milliers d'années en arrière, à l'époque où nos ancêtres vivaient dans des cavernes et chassaient des animaux aujourd'hui disparus.
C'est en effet en ces temps très reculés qu'apparaissent les principes de base de l'aérographe. Les hommes de l'époque utilisaient des pigments naturels tels que les ocres, les terres, des fruits finement broyés. Ils humidifiaient ceux-ci les plaçant dans leurs bouches afin des les pulvériser sur les parois des cavernes à l'aide de l'air comprimé produit par la bouche. Les pigments ainsi pulvérisés produisaient un brouillard de peinture qui a permis à ces hommes de réaliser les chefs d'œuvres rupestres que nous connaissons tous.
Ensuite la technique c'est un peu perfectionnée avec l'arrivée d'outils en bois creux (pailles).
C'est bien plus tard, en fait plusieurs milliers d'années plus tard qu'un artiste peintre anglais, Charles Burdick, invente le premier aérographe en 1893. Son invention est beaucoup plus rudimentaire que les outils que nous connaissons aujourd'hui. Néanmoins, son principe de fonctionnement était quasiment identique.
Artiste d'avant-garde, Burdick cherchait à travers cette invention à peindre plus rapidement et efficacement des ciels, des lavis et des dégradés ; mais également le moyen de travailler au dessus de son œuvre sans l'altérer de coups de pinceau.
L'aérographe ne servira ensuite qu'à la retouche de photographie. Quelques artistes s'en serviront néanmoins avec succès en portant cette technique à son apogée dans les années trente. Les pin-up sont un excellent exemple de leur savoir-faire. Les années soixante donneront à l'aérographie un nouvel élan avec l'éclosion du Pop Art et de l'hyperréalisme.
Malgré les nombreuses critiques faites à son encontre par ses détracteurs, l'aérographe a su brillement s'adapter aux nouvelles technologies DAO et fait le bonheur des professionnels, graphistes, illustrateurs mais aussi pâtissiers, carrossiers ; et des amateurs que nous sommes.
2. QU'EST-CE QUE C'EST ?
AEROGRAPGHE n.m. (nom déposé). Pulvérisateur projetant des couleurs liquides sous pression d'air comprimé.
COMPRESSEUR n.m. Appareil servant à comprimer un fluide à une pression voulue.
3. L'AEROGRAPHE
3.1 Les différents types d'aérographes
Quoi !?, il existe différents types d'aérographe ! Oui, les aérographes comportes deux catégories :
- Les simples actions
- Les doubles actions
3.2 Les composants de l'aérographe
L'aérographe et composé de nombreuses pièces dont voici la liste non exhaustive :
- Le chapeau : partie conique avant.
- La buse : peut être de différents diamètres, c'est par là que passe la peinture sous pression, il en existe différents types comme nous le verrons plus loin. La buse est vissée sur le corps de l'aérographe.
- Le corps : c'est le châssis de l'aérographe, il supporte l'ensembles des pièces qui le compose.
- Le joint de soupape : Permet de faire l'étanchéité entre le corps et la soupape relier au levier qui gère le débit d'air.
- La tige de soupape : reliée au levier, elle permet la gestion du débit d'air.
- Le ressort de soupape : Permet le retour de la tige de soupape lorsque celle-ci n'est pas en action.
- La soupape et le connecteur : Permet de relier l'aérographe au tuyau et reçoit les pièces pré citées.
- L'aiguille : Cette aiguille traverse tout l'aérographe (sauf exception) elle sert à réguler le débit de peinture au niveau de la buse.
- Le porte aiguille : pièce placée à l'arrière qui maintient l'aiguille en place.
- La douille : pièce fixe (démontable) permettant de visser le porte aiguille sur le corps.
- Le boîtier du ressort de l'aiguille : pièce servant de butée au ressort de l'aiguille.
- La vis de réglage et de maintien de la buse : système d'écrou et de contre écrou permettant de régler l'aiguille au niveau de la buse.
- Le réservoir : pièce servant à recevoir la peinture. Il existe des réservoirs à aspiration et à gravité
3.3 Principe de fonctionnement de l'aérographe
Le principe de fonctionnement est assez simple. Une source d'air sous pression passe à travers le corps de l'appareil ; ce faisant elle crée une dépression au niveau de l'orifice d'arrivée de peinture. La peinture est guidée le long de l'aiguille est pulvérisée en un voile fin à la sortie de la buse.
3.3.1 Principe de fonctionnement de l'aérographe simple action
Avec le simple action ou action fixe, l'utilisateur contrôle uniquement le débit de l'air en appuyant sur le levier. Le débit d'air et de couleur s'inscrivent dans une relation fixe. Le débit de couleur doit être régulé par le déplacement et l'ajustage manuel de l'aiguille.
3.3.2 Principe de fonctionnement de l'aérographe double action
Avec le double action, le levier exerce deux fonction indépendantes. Pour régler le débit d'air on appuie vers le bas et pour régler celui de la peinture on tire le levier en arrière. Le contrôle de l'air et de la couleur est donc séparé.
4. LES SOURCES D'AIR
4.1 Les différents types de source d'air
Et en plus il existe plusieurs types de sources d'air… Et oui, voici les trois catégories
- Les bombes d'air
- Les compresseurs à diaphragme
- Les compresseurs à réservoir
4.2 Les composants du compresseur
Je ne décrirai ici que les composants des compresseurs car il ne semble pas nécessaire de vous dire ce qu'est une bombe d'air sous pression…
- Moteur : électrique ou thermique il permet d'entraîner le ou les pistons qui vont comprimer l'air.
- Piston : entraîné par le moteur le piston va comprimer l'air dans une chambre (cylindre) qui sera ensuite libéré grâce à un système de soupape.
- Admission : orifice permettant l'entrée de l'air libre dans la chambre de compression. Celui-ci est équipé de soupape permettant de fermer la chambre lors de la compression de l'air dans la chambre.
- Sortie : orifice permettant l'évacuation de l'air comprimé vers la réserve. Celui-ci est équipé de soupape permettant de fermer la chambre lors de la compression de l'air dans la chambre.
- Réserve : réservoir temporaire dans lequel l'air comprimé se rend avant d'être expulsé dans le tuyau relié à l'outil ou d'être stocké dans le réservoir.
- Réservoir : réserve principale d'air comprimée ayant une autonomie suffisante pour travailler quelques minutes sans usage du moteur.
4.3 Les principes de fonctionnement des différentes sources d'air
4.3.1 Principe de fonctionnement des bombes d'air comprimé
C'est très simple. La bombe est remplie d'air sous pression. Il suffit de relier l'aérographe à la bombe avec un tuyau adapté et de commencer à travailler. L'inconvénient de ce système réside dans le fait que la pression ne fait que chuter tout au long du travail. De plus l'autonomie est assez réduite. A titre d'exemple j'ai pu réaliser un MSZ 006 avec une bombe. Bien sûr il existe plusieurs tailles de bombes comme vous avez pu le voir en feuilletant des magasines comme Hobby Japan ; mais ne vous y trompez pas, vous ne pourrez pas réaliser plus d'une maquettes MG avec une bombe. Prix indicatif : 15 €
4.3.2 Principe de fonctionnement du compresseur
Un compresseur est une machine qui aspire de l'air, le comprime et l'éjecte. La force exercée par le gaz sous pression est mesurée en Kg/cm² ou en atmosphère (bars). Une atmosphère ou un bar est égale à un Kg/cm². Le débit est mesuré en litre par minute.
- compresseur à diaphragme
Ce type de compresseur est très simple dans son principe de fonctionnement. Il ne fonctionne que lorsqu'il est sous tension. Il aspire de l'air, le comprime dans un réservoir de faible capacité et rejette immédiatement l'air comprimée. Il est parfois équipé de soupape de régulation du débit de l'air. C'est une machine bon marché et compacte.
Vous vous en douté il y a des inconvénients à ce type de compresseur. Il est assez bruyant, le débit de l'air n'est pas toujours constant sur les modèles qui ne sont pas équipés de soupape de régulation.
Je possède un Hansa de ce type sans soupape de régulation. Il m'apporte satisfaction. Malheureusement son bruit élevé ne me permet pas de peindre à n'importe quelle heure c'est néanmoins un bon choix pour celui qui débute l'aérographe et qui n'a pas un budget suffisant pour acheter un compresseur à réservoir. Prix indicatif : 150 €
- compresseur à réservoir
Ils sont équipés d'un double réservoir. Le premier sert à comprimer l'air et le second sert de réserve d'air comprimé. De fait, le moteur n'est pas sollicité en permanence pour produire de l'air comprimé. De plus c'est modèles sont équipés de soupape de réglage de la pression ce qui garantie une pression régulière est adaptée quelque soient les circonstances.
Ces compresseurs très silencieux ont vu le jour pour répondre aux attentes des graphistes qui travaillant chez eux, en appartement, devaient bénéficier d'appareils très silencieux pour pouvoir travailler jusqu'à des heures très avancées.
Une fois la pression descendue en dessous d'un certain seuil dans le réservoir principal le moteur se remet automatiquement en route afin de le remplir à nouveau. Prix indicatif : 300 €
5. L'HEURE DU CHOIX
Voilà, vous savez désormais ce qu'est un aérographe et quel est son histoire. Maintenant c'est l'heure du choix. Pour beaucoup il est difficile à prendre. Quels sont les pièges à éviter.
L'aérographe, comme tout matériel de loisir doit être adapté à la pratique de ce loisir et au niveau technique de l'utilisateur ainsi qu'à ce pourquoi il va être destiné. Pour ne pas vous perdre, posez vous quelques questions simples :
- Quel est mon niveau (débutant, amateur, expert)
- Quelle utilisation de ce matériel vais-je faire (1 maquette/an, dix maquettes/an, taille des maquettes du graphisme etc.)
- Quel budget suis-je prêt à consacrer à cet achat.
Si vous avez déjà un aérographe quels sont les points que vous voudriez voir amélioré par rapport à votre ancien matos.
Posez vous les mêmes questions pour votre compresseur.
Une fois ces quelques questions posées, allez voir un professionnel. Il vous donnera les meilleurs conseils en se basant sur les éléments factuels que sont vos souhaits et par rapport à votre budget.
Vous pouvez ensuite voir avec vos amis ou sur le net. Mais là attention, une part d'irrationnel guide chacun d'entre nous dans le choix de son matos. Par conséquent, vous risquerez de vous y perdre un peu et au final de ne plus savoir quoi choisir.
L'équipe de HF vous donnera son point de vu sur son matos, ce qui permettra de balayer un grand nombre de modèles différents et aussi de vous rendre compte que le feeling tient une part importante dans le choix de tel ou tel matériel.
5.1 Simple ou double action
Avant de répondre à cette question, je vous met en garde. Il existe sur le marché des appareils appelés pulvérisateurs, vendus en magasin de jouet ou de modélisme. Ce matos semble bon marché ; en fait, il n'en est rien. Les pulvérisateurs consomment beaucoup de peinture sont imprécis et très difficile à régler. J'ai commencé avec ce matériel, j'ai réalisé deux maquettes avec puis j'ai acheté un aérographe digne de ce nom.
Pour répondre à la question simple ou double action, je dirai double sans hésitation. Même si la prise en main est plus longue, il deviendra plus facile à utiliser avec l'expérience. Bien sûr il est plus cher à l'achat mais vous vous y retrouverez sur le long terme. Il existe de nombreuses marques et modèles qui seront décrits plus loin.
A l'heure du choix, je vous déconseille les marques de supermarché ou de grande surface du bricolage. Ces aérographes sont de piètre qualité. En plus il vous sera difficile de trouver des pièces de rechange ou de faire marcher la garanti. N'oubliez pas ceci, tomber en rade en pleine session de peinture et devoir attendre plusieurs semaines pour obtenir une pièce de rechange et une expérience à vous dégoûter de cette activité.
En conclusion préférez toujours du matériel de marque connue et reconnue. Même si vous deviez le payer plus cher, certaines pièces sont standards depuis plusieurs dizaines d'années et la réputation de qualité et de sérieux de ces marques n'est plus à faire.
5.2 Pour ne pas manquer d'air
Là encore nombre d'entre nous ont été attirés par les sirènes de la bombe à air comprimée. Nombre ont également rapidement déchanté face à son prix élevé et son autonomie super réduite. A utiliser en source d'appoint si vous ne voulez sortir le compresseur pour peindre une bricole.
5.2.1 Le compresseur à diaphragme
Un bon achat pour celui dont la bourse et peu garnie et qui souhaite mettre un peu plus d'agent dans son aérographe. Bien sûr le bruit est un peu élevé et le manomètre pas toujours livré en série, mais c'est un achat de raison pour celui qui souhaite débuter la pratique de l'aérographe sans se ruiner.
5.2.2 Le compresseur avec réserve d'air
Un must, ceux qui en possèdent un ne me démentiront pas. Comme nous l'avons vu plus haut il a de nombreux avantages, silence débit régulier, possibilité de brancher plusieurs aérographes etc. Plus cher que celui à diaphragme, il s'imposera de lui même une fois que vos finances se seront fait une santé ou que vous aurez atteint un niveau suffisant et que vous vous sentirez bridé par votre compresseur à diaphragme.
6. CONSEILS D'UTILISATION
Avant tout référez vous à la notice d'utilisation de votre matériel, compresseur ou aérographe ce qui vous évitera les impaires. Les instructions de maintenance doivent être scrupuleusement suivies. En cas de doute adressez vous à votre revendeur.
Une fois la lecture des notices effectuez, faite des essais sur du papier ou des vieilles maquettes sans importance afin d'apprivoiser votre nouveau matériel.
L'aérographe se tient en main comme un stylo (exepté les aéros de type pistolet biensûr). Le corps est maintenu entre le pouce et le majeur. L'index quant à lui, sert à manipuler le levier.
Pour savoir si votre aérographe est bien réglé, appuyé sur le levier sans le tirer. Si de la peinture en sort, enfoncez plus l'aiguille dans la buse.
Achetez un support pour poser votre appareil quand vous ne peignez pas ce qui évitera qu'il traîne sur votre plan de travail et qu'il n'en tombe.
Ne remplissez jamais le godet à raz bord pour éviter les débordements, et pensez à vous protéger le visage avec un masque.
7. CONSEILS DE NETTOYAGE
Le nettoyage de l'aérographe est une étape très importante dans l'entretien de votre matériel. Ne négligez pas cette étape si vous ne voulez pas devoir racheter des pièces détachées onéreuses ou vous retrouvez bloqué parce que de la peinture a séché dans la buse.
Utilisez toujours le produit adéquat pour diluer les restes de peintures.
Nettoyez soigneusement votre aérographe si vous souhaitez passer une couleur radicalement différente de la précédente ; sinon je ne garantie pas le résultat final.
Dans un premier temps vider la peinture dans son pot. Ensuite éliminez le plus gros avec un chiffon ou du papier absorbant. Pulvérisez ce qui reste dans un torchon sur du papier etc. Remplissez le godet avec le produit nettoyant adapté à la peinture et pulvérisez jusqu'à ce que le liquide soit clair.
- Pour les acryliques, il existe des nettoyants spécialement adaptés disponibles en magasin spécialisé. Si vous en n'avez pas, nettoyer à l'eau puis à l'alcool à 90°, sinon au produit à vitre.
- Pour les enamels utilisez le diluant du fabriquant ou de l'essence de térébenthine
Ensuite démontez l'aiguille et nettoyez la correctement avant de la replacer dans l'aérographe.
Attention pendant cette étape car si l'aiguille tombe, elle risque de se voiler et vous serez bon pour en acheter une nouvelle. Ceci fait, passez l'aérographe à l'eau et au savon pour éliminer les produits agressifs sus cités afin d'éviter la corrosion.
Enfin rangez soigneusement votre aérographe.
8. LE MATOS DE L'EQUIPE D'HOBBY FOREVER
8.1 Le choix de Nico
Mon premier aérographe un Hansa pro 301 buse 0.03 mm avec cuve par gravité.
Hansa est une marque allemande réputé dans le monde de l'aérographie. C'est un très bon outil, qui convient parfaitement pour réaliser des petites surfaces et des détails. Il n'est pas possible de monter une buse de plus grand diamètre sur ce modèle ce qui limite son champ d'action. Il est confortable à l'usage et se nettoie facilement. Les pièces d'usure sont la buse et l'aiguille. Un très bon appareil adapter aux travail de précision si vous faite des échelles réduites Gundam 1/144 ou Macross 1/72
Mon deuxième aérographe est un Aztec 470. Il s'agit du set Aztec livré dans son coffret bois avec un tuyau, 6 buses, deux flacons verre à aspiration, 3 godets part gravité et un godet pour les couleurs métalliques.
Il est assez léger et ergonomique. Une molette placée à l'arrière permet d'effectuer un réglage sur le débit de peinture, ensuite il n'y a plus qu'a géré le débit d'air. On peut placer les flacons ou les godets à gauche ou à droite de l'aérographe. Les buses sont en plastique et contiennent également l'aiguille et le ressort d'aiguille. De fait vous pouvez changer de taille de buse en un tour de main.
Le nettoyage et facilité par le nombre réduit de pièces à démonter mais le corps contenant toute la mécanique ne doit pas être plongé dans l'eau. Le corps et par ailleurs garanti à vie.
Je ne vous conseillerai pas d'acheter ce modèle même s'il me satisfait parfaitement, car la qualité des dernières séries s'est fortement dégradée. De nombreuses pièces en métal on été remplacée par du plastique et sont sujettes à rupture prématuré. De plus, le fabriquant est de plus en plus tatillon avec sa garantie, et cherche la petite bête pour ne pas l'appliquer prétextant une mauvaise manipulation de la part du propriétaire de l'aérographe.
Mon compresseur et un petit Hansa à diaphragme que j'ai acheté avec le premier aérographe. Il délivre 2.5 bars environ. Il et bruyant et chauffe pas mal. Mais j'ai déjà réalisé une bonne dizaine de MG avec.
8.2 Le choix de Nimmue
Mon premier aéro est un Hansa Pro … double action, avec une buse de 0.2 mm. Personnellement je ne le recommanderai pas, car au niveau étanchéité c'est pas vraiment ça (même après avoir changé tout l'avant de cet aéro, c'est à dire buse, chapeau et aiguille avec tous les joints, il ne faisait que crachotter). La prise en main est agréable, mais cet aéro s'avère être trop chiant à nettoyer (par exemple le godet est soudé au corps, empêchant un nettoyage minutieux)
Mon deuxième aéro c'est mon coup de foudre, un Evolution de Harder & Steinbeck tout en métal, la Roll Royce des aéro paraît-il (mais qui a son prix aussi). Il s'agit également d'un double action livré avec deux set de buse et d'aiguille (0.2 et 0.4 mm) ainsi que deux godets. Par contre il faut remettre la main au porte-monnaie pour le tuyau d'alimentation d'air et si on souhaite des flacons à aspiration (mais ça c'est facultatif, les godets ayant une capacité suffisante à mon goût). Très confortable à utiliser, facile à nettoyer, c'est un vrai plaisir de travailler avec. Un vrai petit bijou à 155 euros prix constructeur.
8.3 Le choix de Zenkuro
Moi j'ai commencé avec une m**** Maxicraft à 200 balles acheté dans un magasin de jouet / modélisme. J'étais parfaitement conscient que la qualité ne serait pas au rendez-vous, mais j'ai préféré jouer la sécurité en essayant la peinture à l'aéro avec un truc pas cher avant de véritablement investir dans du bon matos. Les deux hypothèses se sont révélées justes : c'était vraiment une sombre m**** mais ça m'a convaincu que l'aéro serait ma voie !
J'ai donc attendu quelques mois avant de pouvoir m'offrir mon aéro actuel : le Colani d'Harder & Steinback. En fait à l'époque je n'y connaissais que dalle en aéro, même pas la différence entre simple et double action. Mon choix c'est porté sur celui-là car au vue de ce que j'avais pu lire dans les magazines, il avait l'air pas mal et simple d'utilisation.
Le Colani est en fait un simple action, mais un très bon simple action, sans doute le meilleur du marché. Son calibrage est tellement précis que finalement il ne possède que très peu de limitation par rapport à un double action, du moins avec un débit d'air constant standard de 2 - 2.5 bar. Il possède une forme en pistolet, et la manette s'actionne simplement en la tirant vers soi avec l'index. Sans doute très déroutant pour un utilisateur d'aéro en stylo, cette forme est idéale pour les débutants et offre surtout un très grand confort d'utilisation. Il m'arrive fréquemment de l'utiliser de nombreuses heures d'affilé sans aucune crampe ou forme de fatigue que ce soit. Il est qui plus est très facile à nettoyer.
De série il est livré avec une buse et une aiguille de 0.4mm qui permet un travail très polyvalent mais qui trouve ses limites pour les travaux de grande précision. Cependant il existe des buses de 0.2 mm à 1.2 mm. Il vient aussi avec deux godets : un petit de 5ml et un grand avec couvercle de 15ml idéal pour les grosses sessions. J'avais également acheté un jeu de flacon à aspirations dont finalement je ne me sers jamais.
Le Colani est un très bon aéro mais qui a terme s'avère quelque peut limité, les doubles actions offrant tout de même plus de possibilités, surtout lorsque l'on commence à jouer avec le niveau de pression de l'arrivée d'air. De plus, son prix est très élevé, supérieur encore à l'Evolution, le double action vedette du même constructeur, puisqu'il vous en coûtera 205 euros prix TTC constructeur, et davantage encore dans les boutiques Française. Bref j'en suis à l'heure actuelle très content, mais il n'est pas dit que j'aurai fait le même choix si à l'époque j'avais mieux connu les différences entre un simple et un double action.
C'est pourquoi je me suis offert un nouvel aéro, double action cette fois, le Iwata HB-BH Hi-Line Serie, une bête de course japonaise histoire de changer des étalons allemands. Le HB-BH possède une aiguille de 2mm et un godet à gravité de 1.8ml non amovible. Dans la même série le HP-AH est un modèle sans godet du tout, la cavité étant de 0.9ml, tandis que le HP-CH est un modèle équipé d'une aiguille de 0.3mm et un godet fixe de 9ml.
La particularité de la série Hi-Line réside dans ce que j'appellerai ses deux controleurs de débit. D'une part une vis de butée à l'arrière pour contrôler le recul de l'aiguille et donc le flux de peinture, un élément que l'on retrouve maintenant sur de nombreux aéros et qui s'avère rudement pratique pour éviter les patés Celui de l'Iwata est très simple d'accès, la partie arrière de l'aéro possèdant une "fenêtre" qui donne un libre accés à la vis, évitant d'avoir à dévisser le corps comme sur certains modèles (hansa notamment).
D'autre part, et c'est là une innovation d'Iwata, la valve MAC (Micro Air Control) qui se trouve sous le nez de l'appareil et qui permet de controler le débit d'air directement au niveau de la tête de l'aéro. Pour ceux qui comme moi ne possèdent pour le moment qu'un compresseur à débit fixe, il agit comme un mini manotentiomètre intégré à l'aéro, le bonheur. Et pour ceux qui ont un compresseur à débit variable, le MAC permet un contrôle optimal du débit de l'air, ou tout simplement de pouvoir le varier instantanément, pour des raisons d'effets recherchés ou de pure flemme à devoir se lever jusqu'au compresseur.
L'assemblage / démontage se fait très facilement, un vrai régal, le seul point délicat réside dans la buse qui est véritablement minuscule ! 3mm de long contre 1.3cm pour la buse de l'Evolution par exemple. Du coup la buse est vissée au corps et se démonte à l'aide d'une petite clé. Gare à ne pas paumer la buse lors du démontage de l'appareil ! Heureusement le nettoyage est aisée et ne demande pas un démontage systématique de la buse. A se propos, on aurait pu penser que le godet fixe eu été un handicap, mais le HP-BH possède un revêtement spécial facilitant le nettoyage.
A l'usage il s'avère très agréable, très précis et particulièrement agréable d'utilisation grâce à ses deux controleurs de débit. Seul petit reproche technique, la course de la gachette dans son axe vertical (l'arrivée d'air donc) est deux fois plus courte que celle de l'Evolution ou d'un Hansa Aeropro, et donc beaucoup plus sensible. Le débit d'air est donc assez délicat à contrôler, mais ce petit soucis est contrebalancé par la possibilité de limiter le débit maximum via la valve MAC, et à l'usage on s'y habitue.
Bref, voici un excellent aérographe dont je suis littéralement tombé amoureux. Un bijou pour la "modique" somme de 179$ en le commandant comme moi aux Etats Unis. Merci Iwata !
Par ailleurs côté arrivé d'air j'ai un tout petit compresseur à diaphragme, bruyant et sans régulation du débit bloqué à 2.5 bar, et pour lequel j'ai du bricoler le tuyau d'air pour le rendre compatible avec mon aéro. Il est suffisant pour commencer, mais comme l'a très bien expliqué Nico, il est bien moins performant qu'un bon compresseur à cuve avec débit réglable. A terme je prévois donc de changer de compresseur.
8.4 Le choix de Jean-Philippe
J'ai eu toutes sortes d'aérographes, du simple action au double action, de plus ou moins bonne qualité. Mais les deux derniers que je possède sont à mon sens les meilleurs choix à l'heure actuelle (d'autant plus que ceux que j'avais avant ne se font plus).
Mon premier choix s'arrêtera donc à l'Aztek A430. De conception similaire au 470 décrit par Nico, il est un petit peu moins confortable à utiliser, mais rend de grands services. Son utilisation est par ailleurs identique. Il vient généralement avec deux godets à gravité (un grand et un petit), un flacon à dépression, une buse moyenne, le tuyau d'alimentation et une cassette vidéo très intéressante qui explique les techniques de base.
Mon second choix, et c'est un coup de cœur, concerne le Paasche Millenium. En effet, Paasche est réputé pour la qualité de ses aérographes, et je dois avouer que je ne suis pas déçu par celui en ma possession. Tout en métal, il procure un confort d'utilisation exemplaire, et peindre pendant des heures est un réel plaisir. Il est fourni avec une buse moyenne, le tuyau d'alimentation, un godet et un flacon à dépression, un petit socle à fixer sur une table pour pouvoir le poser sans provoquer de catastrophe, et c'est tout ! Le prix en revanche est assez élevé par rapport à l'Aztek, puisqu'il vous en coûtera environ 150 € (contre 80 environ pour l'Aztek). Mais vous y gagnerez en robustesse, en précision et en confort d'utilisation. En clair, c'est un aérographe polyvalent, qui convient très bien pour le détaillage aussi bien que pour couvrir des surfaces relativement raisonnables (je n'ai pas dit que vous pouviez repeindre votre voiture avec hein).
Mon compresseur est quant à lui un compresseur de bricolage tout bête, bien bruyant et volumineux, avec une cuve et un manodétendeur intégrés. Cependant, avec l'expérience j'ai appris à utiliser les basses pressions (en dessous d'un bar) pour faire des effets, et le mano-détendeur fourni a atteint ses limites et j'avais des pressions très instables. Du coup j'ai rajouté un mano-détendeur Paasche, parfaitement adapté aux travaux que je voulais effectuer, ce qui a réglé le problème de façon très efficace.
8.5 Le choix de LuluBiker
Tout comme Zenkuro j'ai commencé par un truc infâme à 200 balles qui crachait de la peinture partout sauf sur mes maquettes, je me suis dégoûté des aéros. Même pour faire ses premières armes je le déconseille, il vaut mieux attendre et acheter du matériel un peu plus performant. J'ai mis 9 ans avant de me remettre à la recherche d'un véritable aérographe. Comme Nimmue mon choix c'est arrêté sur un Evolution.
Pourquoi me demanderez-vous ? Et bien j'ai regardé les autres modèles et je ne les trouvais pas trop beaux et le plastique ne me branchait pas sur les aéros, de peur d'avoir de la peinture qui reste sur le corps de l'aérographe. Ma crainte se fonde sur le fait que je travail avec de la HUMBROL (peinture enamel), au contraire de beaucoup de personnes qui travail avec de la TAMYIA, de la GUNZE SANGYO, enfin bref des peintures acryliques.
En ce qui concerne l'Evolution, il est facile à démonter, à nettoyer et tiens bien en main. Je conseil de prendre des capuchons de godet (en métal), car ils ne sont pas fournis en standard et un geste brusque est vite venu. J'ai également acheté un godet supplémentaire de 15 ml pour les gros travaux.
Coté compresseur, j'ai fait confiance à Aérographe Service, qui m'ont conseillé un compresseur (Saturn 25A) de 2 litres sans entretien avec manodétendeur. Il fait la largeur d'une tour de PC, il est légèrement plus bruyant que les compresseurs à bain d'huile, mais mes colocataires ne l'entendent pas tourner tard le soir.
Petit conseil supplémentaire : pour ceux qui font leurs travaux dans leur chambre, j'ai fabriqué une hotte aspirante avec de gros ventilos de pc et dégagement du brouillard de peinture par une gaine qui vas vers l'extérieur. Et oui il faut bien que ça parte quelque part autre part que dans ma chambre. Ca coûte pas cher à faire si on a les ventilos, des calendriers, et une gaine (le seul truc à acheter), et comme ça il y en a pas partout.
8.6 Le choix de Kamiru
Comme la plupart d'entre vous j'ai commencé avec un aéro tout pourri simple action utilisé avec des bombes d'air. Puis je me suis mis au double action, toujours avec des bombes et enfin double action avec compresseur. En ce moment je tourne avec quatre aéros, tout dépend du travail à effectuer.
Celui que j'utilise le plus c'est l'Aztec 470, même coffret que Nico. Petite précision, la molette située à l'arrière sert à passer le 470 de double-action à simple-action et vice-versa. Mais comme le dit Nico, on peut aussi l'utiliser comme débit de peinture. Pour le nettoyage, c'est nickel, je plonge la tête (aiguille intégrée) dans le bac à ultrason et le tour est joué. Sur le corps, pratiquement pas de nettoyage. Un outil spécial est prévu à cet effet dans le coffret.
Les autres aéros sont l'Evolution de Harder & Steinbeck, un Hansa aéro pro et un Paasche VL set. Le seul inconvénient pour l'Evolution et le Hansa, c'est que l'aiguille est très fragile. A part ça, pour le Hansa je suis du même avis que Nimmue, il ne fait que crachoter. Le Paasche a l'aiguille est plus costaud que les autres mais pour le nettoyage, c'est pas top.
Pour le nettoyage de l'Evolution et du Hansa, un bon coton tige et c'est bon. Le seul hic aussi avec ces deux aéro, c'est qu'il faut faire attention de toujours maintenir l'aéro droit, sinonaie....le pantalon.
Pour le compresseur j'ai un Hansa HTC 20A, réservoir de 4L, inaudible, pression 6 bars, mais le prix fait aussi 6 bars = 349 euros. Mais bon, on à rien sans rien !!!
Comme Lulubiker, je me suis fabriqué une cabine de peinture. Très pratique pour ne pas peindre la chambre lol.
CONCLUSION
Vous l'aurez compris, l'aérographe est un appareil formidable, qui nécessite un peu de pratique et ne minutie pour devenir votre meilleur ami dans toutes vos réalisations. J'espère que ce focus vous aura éclairez et convaincu si besoin était de vous lancez dans la peinture à l'aérographe. Bonne peinture à tous.
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Article réalisé par Nico
avec la participation de Jean-Philippe, Kamiru, Lulu, Nimmue, Zenkuro
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