Qui n'a jamais entendu parlé de la collection de Valkyries transformables de la firme Yamato ? La série de modèles au 1/60e est sans doute à l'heure actuelle la gamme de jouet Macross la plus réputée.
Cette réputation est-elle justifiée ? C'est ce que nous allons voir avec l'un des plus beaux modèles de cette gamme : le VF-1J Super valkyrie d'Hikaru Ichijo, version améliorée du VF-1J standard qui se voit équipé de pièces d'armure et de boosters supplémentaires.
Le packaging : oui mais...
La boite est grande, 30 x 27 x 11 cm, plutôt sympa et met l'eau à la bouche. Grâce à sa grande baie vitrée la Valkyrie est quasiment entièrement visible avec son armement. Le design d'ensemble est plutôt bon, on a droit à des photos du modèle dans ses trois formes ainsi qu'à des photos de détails sur les côtés, tandis qu'au dos on trouve un photo-montage du fighter dans l'espace, accompagné des spécifications du modèle : taille, poids, puissance et compagnie. L'image de fond de la boite est un ciel gris nuageux.
On débale tout ça sans trop de difficulté et on s'occupe de la notice. C'est un petit livret de 18 pages en noir et blanc, entièrement illustré par des photos. Ça manque de couleur tout ça, mais bon... On y trouve le détail de toutes les pièces, le modèle dans diverses poses, les emplacements pour les stickers et biensûr les explications pour la transformation. Première chose qui choque, c'est qu'on voit que Yamato ne s'est pas foulé pour cette dernière partie, les images illustrant la transformation sont celles du ... VF-1S standard ! Yamato a purement et simplement recyclé ses vieilles photos et rajouté deux photos du Super VF-1J là où c'était nécessaire... Franchement cheap. Qui plus est les explications ne sont pas très claires et la première fois on a un peu de mal à transformer correctement son appareil, surtout pour le mode battroid. Mais une fois le mécanisme assimilé ça va tout seul. Enfin, on peut noter que la partie sur le placement des autocollants est incomplète, celui du cockpit étant absent de la notice alors qu'il est sur la planche de stickers...
Vue d'ensemble : c'est joli... de loin
Dans l'ensemble le modèle a de la gueule, le design des trois modes est tout à fait convainquant, nous verrons le détail de chaque mode plus loin. Le design de la Super Valkyrie est superbe, d'un robot assez léger on passe à un monstre lourdement équipé prêt à en découdre. Un plus incontestable par rapport aux Valkyries standards, d'autant que les nouvelles pièces sont parfaitement amovibles, vous pouvez donc opter pour une Valkyrie tout ce qu'il y a de plus classique.
Côté finition, rien à redire au premier coup d'oeil, on a affaire à un bon produit avec un bon niveau de détail, mais qui aurait pu gagner à avoir un travail de peinture un peu plus poussé, comme des lignes noires dessinées, mais là je chipote. Les marquages d'origines (lignes rouges et autres détails peints) sont de bonne facture. Au final on a quand même pas mal de détails, comme des petites pièces transparentes pour les lumières des ailes.
Par contre, la Valkyrie est affublée de pas mal de boulons, mais faut ce qu'il faut et ce n'est pas très génant. Ce qui l'est plus, ce sont les petits picots disséminés deci-delà destinés à maintenir les pièces ensembles selon les modes de transformations, comme garder les bras collés en mode fighter par exemple. C'est pas très joli et en plus assez moyennement efficace.
Un autre point génant est au niveau du mécanisme pour rentrer les points à l'intérieur des bras. Pour celà un bouton à tirer est situé le long de l'avant-bras. Ce genre de système n'est jamais très esthétique mais il en faut bien un. Non, le problème c'est que la pièce d'armure du bras possède elle-même un bouton qui se relie à celui du bras pour pouvoir rentrer le poing en mode Super Valkyrie. Ok c'est pratique... pour les feignants ! A choisir j'aurai préféré que l'armure soit parfaite, quitte à devoir la retirer pour rentrer les poings !
Autre détail qui fache : le cockpit. Non seulement il n'est pas très détaillé, heureusement que l'autocollant du tableau de bord est réussi, mais surtout Hikaru Ichijo est cul-de-jatte ! et oui, pour la figurine du pilote, Yamato s'est contenté de ne reproduire que le torse et la partie visible des cuisses... blessures de guerre sans doute...
Puisqu'on est dans les critiques, continuons sur un nouveau point qui montre une nouvelle fois que Yamato a baclé sa finition : la partie de la queue qui se replie sur le dessus de la carlingue pour porter les deux boosters n'est pas dans l'axe du nez de l'appareil ! elle est légèrement de travers vers la gauche ! Ceci n'est pas un problème de mon modèle car les photos de la notice affichent le même défaut...
Die-cast, vous avez dit die-cast ?
On nous présente souvent ce modèle comme une figurine die-cast... oui et non. Oui car effectivement les jambes sont en métal ainsi que les trains d'atterrissage, non parce que c'est bien là les seules parties en métal et que ça ne représente que 30% du modèle... On sait que le métal n'est guère compatible avec les modèles transformable à cause du risque de rayure que les pièces en métal peuvent subir. Mais on aurait ici apprécié qu'au moins une partie de la carlingue soit aussi en métal... Finalement le métal sert surtout à assurer la stabilité des modes battroid et surtout gerwalk en apportant un surplus de poids au jambes et donc un centre de gravité plus bas (ça c'était pour faire intelligent).
Le mode fighter : coooooool
Le mode fighter, c'est à dire avion, est celui qui nous est présenté dans la boite. Pas étonnant car c'est sans doute le mode le plus réussi. En même temps c'est aussi le plus facile à faire, mais ça n'enlève rien à sa qualité. Equipé de son pack de boosters, la Super Valkyrie en met plein la vue. Les réacteurs, qui sont ausi les pieds lorsqu'on les déplie, sont biensûr mobiles et peuvent donc être orientés de bas en haut. Les trains d'atterrisage sont situés dans des compartiments sous le cockpit et dans les jambes. Facilement accessibles, ils sont en métal comme je l'ai déjà dit, leur permettant ainsi de supporter le poids de l'engin sans sourciller.
La queue de la carlingue, repliée en mode Super Valkyrie pour accueillir les boosters, se déplie pour ralonger l'appareil et faire apparaître les dérives pour le mode Valkyrie standard. Un petit clapet permet de recouvrir ou de laisser apparant de petits réacteurs placés à l'arrière de cette pièce.
Le mode Battroid : c'est raide tout ça
Le mode battroid, c'est à dire robot, est bien mais pas top. Côté proportions, Yamato s'en sort plutôt bien et offre un battroid tout à fait ressemblant. Mais là où le bas blesse c'est du côté de la mobilité, ce modèle est beaucoup trop statique. Les bras sont plutôt bien articulés, mais hélas sans grande rigidité ce qui est plutôt embétant pour tenir le flingue.
Mais le plus gros problème vient des jambes dont les axes sont assez limités. Les articulations des jambes (genoux, mi-cuisses et pieds) sont à cliquet ce qui assure leur maintient. Mais celles reliant la jambe au nez de l'appareil n'ont pas assez de jeu. Couplé à des pieds qui ne sont pas mobiles latéralement et au poids important de la partie supérieure équipée des boosters, il devient très difficile de donner une pose autre que "jambes droites" sous peine de cassage de gueule. De plus si le nez peut tourner sur lui même par rapport au reste de la carlingue, les jambes viennent butter contre les ailes repliées, rendant la mobilité latérale du torse quasi nulle.
Enfin la tête tourne de gauche à droite, tandis que ses canons peuvent être orienté d'avant en arrière.
Le mode gerwalk : la signature de Macross
Macross ne serait pas Macross sans le mode gerwalk, étape intermédiaire entre le fighter et le battroid. Là aussi Yamato a fait esthétiquement du beau boulot, ce mode ayant un rendu tout à fait ressemblant. C'est sans doute le plus chouette des trois modes, faute d'être le plus abouti... car là aussi la mobilité est ultra limitée. On retrouve le même problème de manque de rigidité des bras que le battroid (forcemment !), auquel s'ajoute le nez de l'appareil qui gène les mouvements, mais bon, ça c'est normal, héhé.
Non, le vrai problème vient une nouvelle fois des jambes qui cette fois-ci sont totalement limitées sur un axe avant/arrière. Bref tout ce qu'on peut faire c'est faire pointer le nez plus ou moins vers le bas. Impossible d'orienter les jambes latéralement, pour la simple et bonne raison que dans ce mode la partie qui relie les jambes au corps est fixe.
Enfin, le gerwalk affiche un défaut congénital peu génant mais démontrant une nouvelle fois le manque de finition du modèle : une des jambes est plus vers l'extérieur que l'autre... un problème que l'on constate là-aussi sur le modèle de la notice... Pourquoi ? et bien à cause du système de transformation.
Une transformation... artisanale
Personnellement je considère que le mécanisme fait 50% de l'intérêt d'un modèle transformable. Autant dire que pour moi c'est un élément essentiel. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant celui de cette Valkyrie... Le concept est simple : les jambes sont détachables ! Voyez sur la photo... Même sur les plus vieux modèles de Valkyries transformables des années 80 on n'avait pas osé faire ça ! A partir du mode fighter il suffit de décrocher les jambes fixées par un loquet pour faire sortir les bras de sous le corps, puis de replacer les jambes au même endroit aprés les avoir pliées dans le bon sens. Le hic, c'est qu'en faisant passer les bras à l'extérieur, les épaules repoussent les jambes vers l'intérieur (vous me suivez ?), contraignant à superposer leurs pignons qui servent à fixer les jambes en mode battroid. Résultat : l'effet décrit juste avant, le gerwalk a une jambe plus vers l'extérieur que l'autre... Bravo la précision, Mr Yamato ! La mise en place des jambes est d'ailleur assez pénible.
Leur placement pour le mode battroid est également cocasse, puisque comme je l'ai dit, les jambes sont équipées de pignons venant s'enclancher dans le nez. En effet une petit pièce en plastique traverse tout le nez pour dissimuler le point d'encrage. Il faut alors la repousser à l'aide du pignon d'une des jambes pour la retirer et ainsi pouvoir enclancher les jambes. La pièce amovible est livrée en double, bonne initiative.
Pour ce qui est du mécanisme de tranformation du torse pour le mode battroid, il est cette fois plus conventionnel, la carlingue venant se "briser" pour former le torse et le dos, un clapet s'ouvre pour laisser passer la tête, les ailes se replient... L'opération n'est pas aisée la première fois mais on s'y fait très vite. Pas mal de picots sont cencés maintenir tout ça en place mais ce n'est pas très efficace, dés quon essaie de manipuler le battroid ça a tendance à bouger. Mais c'est là le lot de la majorité des modèles transformables. Pour ce qui est de la vitre du cockpit, il faut la retirer pour la remplacer par un capot plein.
Nombreux sont ceux que ce "subterfuge" ne gèneront pas car il faut reconnaître qu'au final les trois modes sont plutôt réussis. Mais pour un fan de mécanisme comme moi, c'est très décevant. Yamato a choisi la solution de facilité et une nouvelle fois mal travaillé la finition.
Une belle panoplie d'accessoires
Cette version Super Valkyrie est plutôt bien lotie en accessoires. Pour les nouvelles pièces d'armure on trouve donc : une pièce d'armure équipée de deux missiles fixes sur chaque avant bras, et deux autres ornées de petits boosters pour chaque jambe. Ces pièces sont totalement amovibles et se clipent simplement sur la Valkyrie. Ensuite deux gros boosters viennent s'installer sur le dos de l'appareil. La sortie du réacteur est orientable, ainsi que l'avant des deux réacteurs qui peut bouger légèrement de gauche à droite... ça ressemble plus à une réalisation bas de gamme qu'à une articulation... Le capot des boosters peut être retiré pour laisser apparaître leur moteur réalisé en ABS souple et très détaillé.
Côté armement, on a le classique gun des Valkyries qui peut s'ouvrir en tirant l'arrière pour afficher une partie du mécanisme interne. Le set de batteries de missiles des Valkyries standards est quant à lui remplacé par six gros missiles qui à mon gouts sont moins esthétiques que les batteries rectangulaires d'origine.
On a ensuite seulement deux jeux de mains non articulées en ABS souple. Pour les mains droites les deux sont faites pour tenir le flingue, une avec index sur la gachette, l'autre non. Pour les mains gauches une ouverte et l'autre poing fermé. C'est très léger tout ça.
Enfin on a une antenne optionnelle. Yamato a eu la bonne idée de la fournir en double en cas de perte.
Une pléthore de marquages à redécouper
La Valkyrie est accompagnée de deux planches de stickers pour la déco. Il vous faudra ainsi en placer plus d'une soixantaine si vous suivez la notice. Les marquages sont bien imprimés et très fins. On a droits à pas mal de stickers supplémentaires pour pouvoir personnaliser sa Valkyrie. Sur la photo vous pouvez voir ceux restants aprés avoir placés la soixantaine de stickers de la version standard. Le problème c'est que les autocollants sont très grossièrement découpés. Il vous faudra impérativement les redécouper au cutter pour éliminer le maximum de bord inutile. Encore un moins côté finition...