Cyber Formula GPX est un anime de 1991 qui se déroule dans un futur proche où un nouveau sport automobile a fait son apparition : la Cyber Formula, où la victoire se décide tout autant grâce au talent des pilotes qu’à la technologie de pointe embarquée dans ces engins doté d’un système d’intelligence artificielle. L’Asurada GSX, de l’écurie Sugo, est la première voiture pilotée par le héros de cette série, Kazami Hayato, et pour les fans elle présente un intérêt tout particulier. Car d’une part l’Asurada GSX, œuvre de Shoji Kawamori, est doté d’un excellent design qui se veut le plus réaliste de la série, et d’autre part c'est un modèle qui se fait relativement rare en produit dérivé. C’est pourquoi les fans de Cyber Formula GPX ont sauté de joie à l’annonce de la sortie d’une Asurada GSX au 1/24 chez Yamato.
L’Asurada GSX s’annonçait sous les meilleurs hospices : un modèle d’exception sorti de l’esprit de Kawamori, réalisée par un géant de l’industrie des toys, j'ai nommé Yamato, et sculptée par une firme réputée dans le petit monde des garage kits : l’Atelier Sai.
Nous espérions un modèle dans des matériaux nobles, bénéficiant d’une carrosserie en métal. Nous attendions un modèle richement détaillé. Nous exigions une Asurada GSX au rendu irréprochable. Helas dans tout cela, Yamato et l'atelier Sai nous ont déçu.
Première constatation après avoir retiré de son sobre emballage l’Asurada GSX, elle est d’une légèreté déconcertante malgré ses 18cm de long. Pas une once de métal dans ce modèle (en dehors des vis...), que du plastique. Première grosse déception, la matière fait perdre énormément en crédibilité à ce modèle qui ressemble à un beau jouet. Beau… de loin. Car si les courbes de la carosserie sont racées, assurant le respect des lignes dessinées par Kawamori, le sculpteur de l’Atelier-Sai en charge du projet devait avoir les deux bras dans le platre lorsqu’il s’est occupé de notre Asurada. Car du point de vue des détails, c’est le vide intergalactique qui vous attend. La carosserie est très limitée de ce point de vue, avec des panel lines qui plus est assez épaisses, et surtout un chassis à vous rendre dépressif : il est… plat ! Il n’y a rien, aucun détail mécanique, nada ! Pour vous dire, les pots d’échappement sont reliés … au vide ! En fait les seuls éléments quelque peu détaillés sont, sous la voiture tout de même, des petits éléments mécanico-électroniques juste sous le nez de l’Asurada (et autour c’est donc le désert le plus aride), et le bloc moteur qui peut être au choix rentré ou sorti, il suffit pour cela d’interchanger une pièce. Mais malgré tout, rien d’exceptionnel, ces éléments de détails sont chouettes mais ne vous arracherons pas de cris de bonheur.
Côté couleur, on a tout de même droit à un rendu général nacré fort sympatique qui rehausse quelque peu ce modèle peu enthousiasmant et un petit effet de dégradé de fumée sur les pots d’échapements. Les seuls panel lines à avoir été colorées, en noir, sont celles des cligotants, du diamètre des roues et le bloc moteur rentré. Etrangement le bloc moteur apparent n’a pas subit le même traitement qui permettait tout de même d’en faire ressortir les détails. Enfin, les seuls marquages sont le blason de l’écurie sur le capot, le numéro de la voiture, 30, sur le capot également et les ailes arrières, et le nom du pilote sur la portière gauche. Ils sont propres sans être particulièrement d’une grande finesse, mais il faut préciser que dans la série l’Asurada GSX est effectivement assez sobre en marquages.
Pour ce qui est de la finition, Yamato ne nous offre hélas pas le grand luxe. Outre le fait que le plastique fait assez cheap comme je l’ai déjà dit plus haut, l’Asurada ne semble pas avoir fait l’objet de grands soins. Si lorsqu’on la regarde sur son socle, elle parrait correcte, en la retournant, on s’aperçoit que la partie inférieure n’a pas du tout été travaillée, car au delà de l’abscence de détails du chassis, il y a de très nombreux vides laissant apparaître la face interne des pièces qui auraient mérités d’être comblé. Il suffit de voir les photos pour s’en convaincre. Les pièces sont tout simplement fixées sur la carosserie, sans lien entre elles. Il est pourtant évident que lorsque l’on fait l’acquisition d’un modèle réduit de voiture, et c’est d’autant plus vrai pour un modèle rare comme l’Asurada GSX, on s’attend à ce qu’il soit irréprochable et parfaitement rendu aussi bien côté carosserie que côté chassis. Hélas la carosserie n’est pas en reste car sur mon modèle, le pare-brise est mal fixé au toit, entrainant un espace disgracieux entre les deux pièces. Déplorable. On notera de plus le peu de soins apportés aux luminaires, car si les phares sont biens représentées par des pièces translucides, les points d’emboitement dans la pièce de la carosserie sont particulièrement visibles et du plus vilain effet. Enfin, un petit mot sur le socle qui se présente sous la forme d’un boitier d’exposition sur lequel viennent se visser l’Asurada GSX et son moteur. Le socle est particulièrement cheap, on aurai tout de même apprécié que le nom du véhicule y figure, ce qui n’est pas le cas. Il est tout de même sympathique que Yamato ai pensé à inclure cet anti-attrape pourssière avec son modèle.
Le plus fort dans l’histoire reste tout de même l’attitude de Yamato qui n’hésite pas à faire de la publicité mensongère pour ce modèle sur son site officiel. L’enjolivement commercial a tout de même ses limites. Petite explication de texte sur un condensé d’hypocrisie (sur le site officiel de Yamato USA). Vous noterez au passage les photos rikikis, floues et pixélisées…
Yamato proudly introduces the future of formula car racing… the Asurada GSX!
Yamato est fier (de nous prendre pour des idiots pigeonables à merci) de vous présenter le future de la formule 1… l’Asurada GSX !
Designed by Shoji Kawamori, this is an amazing 1/24 scale replication of the Asurada GSX from Cyber Formula.
Designé par Shoji Kawamori (mon dieu, j’espère qu’il n’a pas vu ce que Yamato et l’Atelier-Sai ont fait de son bijou), voici une incroyable (par sa médiocrité) réplique au 1/24 de l’Asurada GSX de Cyber Formula.
The Asurada GSX comes with boost engine, detachable upper body, free-rolling wheels, and a collector’s style display case. Sweet!
L’Asurada GSX vient avec son bloc moteur, une carosserie détachable (effectivement on peut dévisser la carosserie pour pouvoir contempler le vide), des roues libres (comme ça vous pourrez la refiler à votre petit cousin afin qu’il y ai au moins un heureux possesseur de ce splendide joujou), et un boitier d’exposition façon collector (on vous a dit « façon collector », pas collector, nuance !). Cool (pour leur porte feuille, pas le notre) !