Ce qui est bien avec le Strike, c’est qu’il est all-purpose multi-mode. Ah oui ? Ma voiture aussi fait ça dans les virages ! En gros, le Strike n’est pas limité à un type d’attaque, il peut presque tout faire. Dans la pratique, il utilise différents packs qui lui permettent d’être à l’aise quelque soit la situation. Il existe trois packs : le aile pack (oui, comme le mot "aile" en français !), qui améliore la mobilité du gundam, que ce soit sur Terre ou dans l’espace, et comporte deux sabres lasers. Le deuxième pack est le launcher pack, qui apporte une plus grande capacité de tir, avec entre autre un canon pour les tirs à longue distance. Le dernier pack est le sword pack, dont l’arme principale est un sabre assez spécial mais aussi très grand !
Dans notre cas, Bandai a fourni le aile pack, ce qui n'est déjà pas si mal, quand on sait à quel point cette société peut être radine dans ses maquettes. Hélas il ne semble pas possible d’intégrer les différents packs des versions 1/100 High Grade.
Plus classiquement, un bouclier et un beam rifle sont aussi fournis, ainsi que deux lames de sabre laser, qui vont avec les sabres que l'on trouve sur le aile pack. Pour finir, les deux couteaux de combat "Armor Schneider", peuvent, comme dans la série, se ranger dans les poches latérales, pliés, ou être tenus dans les mains, dépliés (à noter que ces couteaux sont réellement pliables, à la différence de ceux du High Grade 1/100, qui sont fixes). On trouve les mêmes armes dans le High Grade 1/100. Mais c'est là que s'arrête la comparaison du Master Grade avec le High Grade.
Bien sûr, ils sont différents sur le détail apporté à la réalisation, sinon ce ne serait pas un Master Grade. Mais surtout, le Aile Strike possède un inner frame très développé. Entendez par là une armature, un squelette, qui permet à la maquette d'être très précise sur la couleur (mis à part de rares endroits, aucune peinture n'est nécessaire pour retrouver le schéma du Strike, tel qu'on le connaît). Cette précision permet aussi de ne pas avoir à faire à des lignes disgracieuses qui défigurent une jambe ou un bras en deux parties. Logique, me direz-vous, puisque c'est un master grade, mais cet inner frame confère surtout au Strike une agilité et une aisance, ce qui permet les poses les plus folles.
Dernier plus apporté par Bandai : une base de lancement !!! On trouve parfois des supports pour les imposants mechas, tels que le Ex-S, mais là, le support a été camouflé en système de lancement du Gundam Strike. On peut aussi enlever le support et ne se servir que de la base de lancement pour récréer l'ambiance de la série "ikimasu !!!". Enfin, il est possible de relier le Gundam Strike à un câble qui sort de la base de lancement. Ce câble est souple et rigide à la fois, ce qui fait que l'on peut lui donner la forme que l'on souhaite sans problème.
Le livret : comme dans toutes les maquettes Gundam, on trouve un livret de montage avec à l'intérieur quelques photos et des croquis. Les maquettes présentées sont superbement réalisées, et c'est en 38 étapes que l'on pourra obtenir un Aile Strike Gundam avec un bon rendu.
L'ensemble tient dans une boîte d'une taille non négligeable, si on regarde l'image où on voit un grand nombre de boite de maquettes de Gundam, le Strike est en bonne position dans le top five des grosses boites ! Elle fait exactement deux boites du RX-78-2 HGUC, en surface, je le sais car je venais justement de recevoir le Strike et le RX-78-2 à peu près en même temps.
Passons maintenant aux détails :
La tête : elle est malheureusement formée de plusieurs pièces qui, au final devront être rebouchées au putty. C'est une des rares parties du Strike qui aura besoin de passer par l'épreuve du putty. Les yeux sont transparents et les antennes, puisqu'on trouve deux types d'antennes : jaune ou blanche, sont bien dissociées et donc en deux pièces.
Les épaules : elles sont capables de bouger dans le sens vertical et le sens horizontal, ce qui laisse une grande latitude d'action aux bras. C'est l'unique endroit où l'on doit mettre une vis pour solidifier l'épaule dans ses mouvements. Il y en a une dans chaque épaule.
Les épaulettes : rien de spécial, mis à part le fait que les plaques blanches peuvent, en plus de pouvoir s'enlever pour révéler l'armature, bouger autour de l'axe par lequel elles sont tenues, ce qui ne sert à priori à rien ! Dans le même style, l'arceau peut aussi bouger un peu.
Les bras et les mains : dans la pure tradition des master grade : bien détaillées et souples.
Aucune main supplémentaire n'est fournie et ce sont des mains classiques que l'on retrouve ici : le pouce et l'index sont libres et les trois derniers doigts sont reliés ensembles, mais pour autant, très bien sculptés.
Le buste : la seule partie avec les pieds qui ait une autre couleur que le gris et le blanc. Le poste de pilotage peut s'ouvrir par deux "portes", l'une vers le haut, l'autre vers le bas. Enfin celle du haut, plus exactement, coulisse vers l'avant. On peut voir à l'intérieur, un minuscule poste de pilotage, mais suffisamment détaillé.
Le buste tient sur une boule, ce qui lui permet de bouger dans les quatre directions. Il peut donc se pencher vers l'avant, vers l'arrière et sur les cotés en plus de tourner sur 360°.
Les hanches : elles servent de rangement aux couteaux. Elles sont assez longues et descendent quasiment aux genoux. Les deux plaques de protection de devant sont indépendantes alors que celles de derrière sont reliées entre elles mais peuvent quand même bouger.
Les cuisses : sur chacune d'elles, une pièce coulisse, qui permet au genou de ne pas forcer dans l'autre sens. On peut alors voir la plaque d'armure blanche bouger au gré des mouvements du genou.
Les genoux et les cuisses : rien de spécial. On peut noter que chaque plaque d'armure peut être enlevée pour montrer l'armature sur les bras et les jambes.
Les chevilles et les pieds : les chevilles sont souples, comme on pourrait s'y attendre sur un Master Grade, mais les pieds sont particulièrement "pliables" : on peut faire un angle de presque 90 ° avec les deux parties qui le composent.
Le bouclier : toutes les pièces sont bien distinctes, ce qui est pratique quand on veut peindre. Il a une jolie forme, et des couleurs qui ne sont pas sans rappeler son grand père le RX-78-2, enfin tout du moins, son bouclier ! On trouve un système d'accrochage au bras qui peut se mettrent soit en angle droit, soit parallèle au bouclier. Il y a aussi une poignée robuste, bien que fine, pour être tenue par la main.
Le pistolet : il a, lui aussi, une forme assez ressemblante au beam rifle du mythique Gundam, toutefois en version améliorée. Comme assez souvent avec les pistolets, il est formé de deux pièces principales, ce qui laisse une ligne assez moche, qu'il va falloir reboucher au putty. Le viseur à l'intérieur, est en fait une pièce plastique transparente.
Le Aile Pack : il fait son poids le bougre, il en n'a pas l'air comme ça ! Il est complètement différent du aile pack des High Grade (je dis "des" car je possède le HG 1/144 et on peut remarquer que la version du 1/100 HG est la même que celle du 1/144 HG dans la construction, bien évidement la taille change !). Autant sur les versions High Grade, il fallait jouer du putty sur une grande partie du pack, ici sur le Master Grade, pas une once de putty ne sera nécessaire. Les ailes supérieures sont en plusieurs pièces et en plus, elles sont mobiles ! Eh oui, elles peuvent être repliées comme lorsque le Strike est sur la catapulte. Le bloc noir des boosters inférieurs, est fait d'un bloc, donc aucun travail à faire. L'intérieur des ailes inférieures est formé par une pièce grise qui n'existait pas sur les versions High Grade, bien trop grossières. Pour finir, les sabres lasers sont installés chacun sur une pièce mobile (décidément, tout bouge là dedans !), qui peut donc être repliée. On peut ainsi avoir un Aile pack complètement déplié, en fonctionnement, ou bien un Aile pack, complètement plié, au repos, lorsqu'il n'est pas utilisé.
La base de lancement : elle mesure 28 cm de long sur 15 cm de large, donc elle bien imposante ! On trouve moins d'une dizaine de pièces mais c'est largement suffisant pour ce qu'elle peut faire. Il s'agit donc de la catapulte de l'Archangel (ça pourrait être celle d'un autre vaisseau, mais je préfère croire que c'est celle de l'Archangel !). On y trouve les deux "chaussures" qui permettent aux mechas de les propulser vers la sortie. Elles sont reliées ensemble et peuvent bouger sur toute la longueur de la base. Il y a un système de blocage à l'arrière de ces "chaussures", qui bougent mais qui ne bloquent pas vraiment. Il y a un cordon ombilical qui peut vraiment être relié au Strike Gundam. Il est constitué d'un câble à qui on peut donner la forme que l'on souhaite, et qui sort d'un pilier situé tout à l'arrière de la base, ce qui donne l'impression que le câble sort d'un enrouleur. Enfin, le support en lui même : il est composé de deux solides barres, qui sont positionnées comme un Y à l'envers, et dont la hauteur peut être modifiée, grâce à la plus petite partie, en la déplaçant sur 4 crans différents.
Bandai à fourni deux petites figurines de Kira Yamato à l'échelle 1/100. La première représente le pilote, debout (17 mm !) et la deuxième, qui peut être installé dans le cockpit, mesure 13 mm.
Et les décalcos ! Il y avait trois planches en tout : une planche de décalcos, avec quelques logos et autres inscriptions que l'on ne connaissaient pas sur le Strike ou sur le Aile Striker, telles que "110" ou "GAT X-105 CINQUE", il y en a plusieurs marquées "Archangel". Ensuite, il y a la planche d'autocollants de bonne qualité, avec des marquages et des inscriptions qui sont des messages d'avertissement, ce sont de tous petits autocollants, comme "Caution" "Main unit platform" ou aussi la marque de fabrique "Morgenröte". La dernière planche, est celle des autocollants que je qualifierais de grossiers : 3 autocollants en tout : un pour les yeux, et deux pour les caméras, qui constituent le dernier recours pour ceux qui ne mettent pas de peinture sur la maquette et qui veulent fignoler les détails de la tête.
Voilà tout ce qui était contenu dans la boite ! Enfin, j'ai oublié de parler des lames de sabres lasers. Il y en avait deux, tout ce qu'il y a de plus classique, c'est-à-dire rose.