La série HGUC ne pouvait décemment pas passer à côté de la figure emblématique qu'est le RX-78, Gundam originel de la saga. Pourtant il aura fallu attendre prés de 2 ans avant que celui-ci ne soit adapté dans la prestigieuse collection de Bandai au 1/144. Un retard qui peut s'expliquer par la sortie d'un modèle HG à la même échelle dés 1990 et la sortie la même année que le lancement de la gamme HGUC (1999) d'une version First Grade relativement basique. Bref, il faudra attendre mai 2001 pour disposer enfin d'une version du RX-78 digne des productions actuelles de Bandai à l'échelle 1/144.
Un design entre nouveauté et continuité
La version HGUC du RX-78 fut l'occasion d'apporter un petit coup de jeune à un mecha qui affichera en 2004 ses 25 ans de service. L'idée n'a pas été de complexifier ce modèle originellement épuré pour le rendre plus moderne, comme a pu le faire Katoki Hajime avec sa superbe version Ka, mais plutôt de conserver une structure simple tout en redessinant les lignes pour un design plus harmonieux. En ce sens cette version est une pure réussite, offrant un RX-78 au design rajeuni, alliant force et élégance, tout en s'inscrivant dans l'esprit de sa conception originelle.
Une présentation sobre mais efficace
À ce titre, la boite, d'une taille standard pour un HGUC, annonce déjà la couleur avec une illustration très dynamique du RX-78 habillé de son nouveau design. La notice est également d'une conception classique, avec un plan de montage clair et de multiples photos du modèle présenté dans diverses poses. Un travail sans rien d'exceptionnel mais bien réalisé.
Une réalisation épurée dans l'esprit du RX-78 original…
La maquette elle-même possède comme je l'ai déjà dit, un design très réussi et épuré. Par conséquent le niveau de détail reste relativement faible comparé aux autres productions HGUC. Les pièces sont ainsi dans l'ensemble peu détaillées, mais je le répète, cela est justifié par la volonté de coller à l'esprit original du RX-78. Pour preuve, certaines parties font exception à la règle de la simplicité. On appréciera la très bonne finition de la face interne du bouclier qui, elle, est richement détaillée, ainsi que la superbe modélisation de la tête.
Par contre Bandai s'est montré relativement mesquins sur d'autres points. D'une part les chevilles qui sont affublées de deux minuscules vérins sculptés qui font vraiment pitié, ce qui m'a conduit à les remplacer par de nouveaux vérins faits maison. D'autre part, et c'est sans doute là le principal défaut de ce modèle, les mains sont atroces. Disposant de seulement trois mains : deux points fermés et une main pour tenir le beam rifle, celles fermées sont affublées d'un énorme trou disgracieux pour tenir les épées lasers. Franchement laid lorsque le RX-78 ne les utilise pas. Il aurait fallut prévoir des jeux de mains non destinées à l'utilisation d'arme pour avoir un bon rendu. Mais comme d'hab Bandai préfère nous les vendre à part et en résine sous le label B-Club à un prix prohibitif pour s'en mettre plein les poches.
Pour ceux qui ne peignent pas leur maquette, ce modèle est entièrement moulé en couleur, et seuls quatre petits autocollants viendront complétés les touches de couleurs manquantes pour la tête.
… compensée par une mobilité exceptionnelle
Si ce RX-78 est relativement simple point de vu détails, il en va tout autrement de sa mobilité, car Bandai a su faire preuve d'une très grande ingéniosité dans la conception de ses articulations. Il aurait par ailleurs été très décevant qu'un modèle aussi simple point de vue design ne soit pas doté d'une mobilité infaillible. Les bras en sont le meilleur exemple. Outre la classique articulation du coude, le biceps est composé de deux pièces, ce qui permet de faire pivoter de bras sans bouger l'épaule. Mais la principale innovation réside dans cette dernière puisque en plus des mouvements habituel du bras, l'axe de l'épaule est mobile et permet d'orienter l'épaule vers l'avant ou vers l'arrière.
Les jambes sont également très bien articulées, avec des pièces indépendantes pour les genoux et les chevilles, rendant leurs mouvements plus souples et amples. Les axes des cuisses et ceux des pieds étant des rotules, il est aisé d'orienter les jambes tout en disposant d'une relativement bonne stabilité des pieds. Seul petit bémol, les pans de la jupette qui recouvrent les cuisses sont reliés entre eux, ce qui implique que si on veut lever une cuisse, les deux pans se relèvent ensemble. Mais rien de méchant car il suffit de sectionner l'axe qui les relie pour les rendre indépendants. Les pans latéraux sont également mobiles de haut en bas, par contre ceux de l'arrière sont fixe, mais cela ne gène en rien.
Autre très bonne idée de Bandai, l'articulation du buste, car en plus de tourner de gauche à droite comme à l'accoutumé, il peut s'incliné vers la gauche ou vers la droite. Une pièce située dans le torse apparaît alors dans l'entrebâillement qui se forme entre le torse et la hanche pour ne pas laisser d'espace vide. Bandai a fait là du très bon travail, cette articulation apportant du cachet aux poses dynamiques.
En fin de compte, la seule articulation peu pratique est celle de la tête puisque celle-ci est bloquée par le col du RX-78 dans ses mouvement latéraux. Il vaut mieux alors carrément décrocher la tête pour la mettre dans la position voulue plutôt que de la faire tourner afin de ne pas érafler la peinture.